[Image : Petit logo]
[Image : Leservoisier.com]
Accueil  ››  Généalogie  ›› Chapitre XXIV - Branche non rattachée de la Maloiselière

Chapitre XXIV - Branche non rattachée de la Maloiselière

Mots clefs : Généalogie 

XVIe siècle - 1647


Le manoir de la Maloiselière se trouve sur la commune d’Étouvy, commune du canton de Vire située dans le département du Calvados. Le fief et seigneurie de la Maloiselière relevait autrefois du seigneur d’Étouvy. En 1514, un Le Servoisier, seigneur de la « Malloyzelière », rendit aveu de son fief à Gilles de Gouvets, seigneur d’Étouvy.

Seigneurs de la Maloiselière, de la famille Leservoisier

I.- Thomas Le Servoisier, sieur de la Maloiselière, est signalé dans le contrat de mariage [1] de son fils, en 1570 et dans un autre document de 1603. Il était donc le père de :


II.- Pierre Le Servoisier, sieur de la Maloiselière, licencié es lois (c-à-d, en droit), avocat à Vire (Calvados), sénéchal de la baronnie de Landelles-sur-Vire en 1580, renouvelé en dans sa charge en 1603 (Voir le document). Demeurant au manoir de la Maloiselière, à Étouvy, il décéda le 14 novembre 1623 et fut inhumé dans l’église de Sainte-Marie-Laumont. On y voit encore sa pierre tumulaire [2]. Il avait épousé en première noces, en 1570, noble demoiselle Jacqueline de LA PERELLE, morte avant 1617, fille de Pierre de La Perelle, sieur du Mesnil ; en seconde noces, en 1617, il épousa demoiselle Catherine ACHARD, veuve de feu noble homme Jacques de La Croix, sieur du Mesnil et du Montier. Pierre Le Servoisier eut du premier lit :

- 1. Jacques, qui suit ;

- 2. Jacqueline, épouse le 9 mai 1605, Jean-Baptiste LE MOIGNE, de la paroisse du Bény-Bocage (Calvados), fils de feu Nicolas Le Moigne, sieur de la Féronnière, & de Jacqueline Le Boucher.


III.- Jacques Le Servoisier, « noble homme » [3], conseiller du roi, licencié aux lois comme son père, sieur du Rocher, puis de la Maloiselière après 1623. Il fut conseiller assesseur au siège de Vire [4]. Il décéda le 11 novembre 1647, et fut inhumé comme son père, dans l’église de Sainte-Marie-Laumont. Il avait épousé demoiselle Françoise de LA BROIZE, dont :

- 1. Élisabeth, dame de la Maloiselière, épouse en 1638 Gédéon NÉEL, écuyer, sieur de Corbigny et de la Haule, puis seigneur de Sainte-Marie-Laumont à partir de 1659, fils de ..... [5] et de..., dont postérité, devenue « comtes de Néel » [6] ;

- 2. Jeanne, épousa Pierre de PIERREPONT, écuyer, sieur du Quesnay, décédé avant 1681, dont postérité [7].

Notes :

[1] Conservé aux Archives départementales du Calvados, cote 2 E 619.

[2] Voy. Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. III (arrondissement de Vire), Caen, 1857, p. 183-186.

[3] Expression qui, en France, ne signifiait pas qu’on était noble, sauf en Normandie. Toutefois, nous n’avons trouvé aucune trace d’anoblissement, et Jacques Le Servoisier ne portait pas non plus le titre d’écuyer, qui signifiait toujours qu’on était noble.

[4] Sa charge de conseiller était une charge de justice, c’est à ce titre qu’il pouvait se dire « conseiller du roi ».

[5] Voy. Chamillart, Recherche de la Noblesse de la généralité de Caen, 1666, p. 463. - D’hozier, Armorial général de France.

[6] Arch. dép. Calvados, 2 E 724.

[7] Arch. dép. Calvados, F 1063.