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Les Leservoisier du XVe au XVIIIe siècle

Premières mentions connues.

Mots clefs : Histoire 

Les plus anciennes traces de cette famille sont encore plus lointaines puisque l’apparition du premier membre connu remonte au début du XVe siècle.

Le XVe siècle :

En 1404, le dénommé COLIN LE SERVOYSIER demeurait dans la paroisse de Chérencé-le-Héron (Manche, cant. Villedieu-les-Poêles), dont le territoire est voisin de celui de la Chaise-Baudouin. C’est ce que nous rapporte une rôle de fouage, sorte de liste des contribuables de la paroisse, conservée aujourd’hui à la bibliothèque nationale de France [1]. Cette date de 1404 est donc très importante pour nous, car elle signifie que notre famille habitait déjà la région de Villedieu au début du XVe siècle, en plein milieu de la guerre de Cent Ans.

Il semble que sur le rôle de fouage de 1422, pour Chérencé, il s’agissait du même COLIN [2].

En 1464, un nouveau rôle note la présence à Chérencé-le-Héron de ROBIN et d’YVON LE SERVOYSIER, peut-être frères et probablement descendants de COLIN.

Il y a tout lieu de croire que les LESERVOISIER de Chérencé et de la Chaise sont une seule et même famille, étant donné le peu de distance qui les sépare (les communes sont voisines).

Nous avons retrouvé récemment un acte signé en 1437 par un autre COLIN LESERVOISIER, qui était tabellion juré à Pontorson (Manche). Voir le document.

Enfin, on note qu’en 1468, un certain JEHAN LE CERVASIER fut franc-archer de la compagnie d’ordonnance du bailliage de Cotentin (qui correspondait en gros à l’actuel département de la Manche). Les compagnies d’ordonnances avaient été crées en 1448 par le roi Charles VII pour aider au "recouvrement" de la Normandie, alors sous domination anglaise, puis pour pacifier et protéger cette province après la guerre de Cent Ans. Devenues inutiles, elles furent supprimées en 1480 [3].Voir le document->art44].

Au fil des recherches, certains membres de la famille n’ont pu être rattachés à la branche de la Chaise, traitée au chapitre Ier de la généalogie, ni à celle de la Maloiselière.

Voici ceux d’entre eux qui vivaient au XVIe siècle.

Le XVIe siècle :

Le premier Leservoisier cité au XVIe siècle se nommait GUILLAUME LE SERVOYSIER. Il était chanoine de la cathédrale de Séez. Son histoire sera développée ultérieurement. [4].

Au milieu de ce même siècle a vécu un autre Guillaume, lebienheureux GUILLAUME LE CERVOISIER ou Cervoisier [5], né vers 1527 dans la région de Villedieu-les-Poêles. Il était religieux chez les Cordeliers de Valognes (Manche, ch.-l. cant.). Il y fut martyrisé le 18 juin 1562 par des protestants mettant à sac cette ville du nord du Cotentin : voir son histoire.

L’abbé Adam, érudit valognais, pensait qu’il était originaire de la région de Villedieu. Cette idée a été récemment confortée par le témoignage d’un manuscrit de la Bibliothèque nationale sur l’histoire de Villedieu (B.n.F., NAF 11852, p. 72-73). On peut supposer que ce martyr était peut-être proche parent de la branche de la Maloiselière. En effet, il n’était pas rare alors de trouver les vocations religieuses au sein des familles un peu aisées. Cependant, cela ne peut être vérifié.

En 1570, on voit apparaître PIERRE LE CERVOISIER, auteur de la branche de la Maloiselière, établie à Étouvy (Calvados, cant. Vire).

En 1580, on trouve enfin la trace à la Chaise-Baudouin de GUILLAUME LE CERVOYZIER, et dont nous descendons vraisemblablement, puisqu’il était peut-être le grand-père de notre ancêtre André Leservoisier, degré I, déjà cité.

Le XVIIe siècle :

Au début de ce siècle, des descendant de ce Guillaume le Cervoyzier habitaient à la Chaise-Baudouin. Ils sont à l’origine de la famille actuelle des Leservoisier et Lecervoisier.

- Voir la généalogie des Leservoisier.

À Villedieu-les-Poêles (Manche), on trouvait un certain JACQUES LESERVOISIER dont la fille COLASSE avait épousé le 2 décembre 1658 Jean Harivel, fils Julien [6]. Elle décéda en 1687.

- Branche non rattachée de Villedieu

JEAN LESERVOISIER était quant à lui fondeur de cloches ou saintier, c’est du moins ce que révèle les inscriptions de deux cloches fondues vers 1644, pour l’église de Saint-Marcouf (Manche, cant. Montebourg). Voir les documents.

OGER LE CERVOISIER lui succéda, semble-t-il, puisque l’on trouvait dans le même clocher de Saint-Marcouf, sur une cloche pesant 1.200 livres (env. 600 kg), fondue en 1675. Voir le document. Ce même Oger était venu en 1669 à Brix (Manche, cant. Valognes) pour fondre une autre cloche, dont la seule trace existe dans un inventaire de 1737. Voir le document.

- Branche non rattachée de Villedieu

Jean et Oger étaient probablement originaires ou établis à Villedieu, qui est restée, encore aujourd’hui, une cité de fondeurs, avec la société Cornille-Havard.

Le XVIIIe siècle :

Vers 1742 était né à Gavray (Manche, ch.-l. cant.) le citoyen JACQUES Michel Jean LE CERVOISIER, homme de loi à Coutances, il fut élu en 1792 conseiller général du département de la Manche, alors tout récemment créé ; il mourut dans sa patrie en 1806 [7]. On ne sait rien d’autre de lui, les recherches sur son origine restant également à faire.

- Branche non rattachée de Gavray


Les XIXe et XXe siècles :

Le Leservoisier des deux derniers siècles attendent qu’on les signale. Nous serons heureux d’en parler ici. Pour compléter cette page,

C’est pourquoi Leservoisier.com souhaite que notre famille puisse se réunir en 2004 pour fêter les 600 ans de notre famille.

On notera plusieurs orthographes différentes de notre nom. Il faut savoir que l’orthographe [leservoisier.com/orthographe] des patronymes n’a été définitivement établie qu’au XIXe siècle.

Notes :

[1] Cf. Bibl. nat. de France, manuscrit français 25 904, au n° 516. Le texte manuscrit a été reproduit en fac-similé par M. Gérard Le Provost, Chérencé-le-Héron et ses voisines, t. I, chez l’auteur, s.d., p. 104.

[2] Cf. Bibl. nat. de France, manuscrit fr. 25907, au n° 1 340.

[3] Cf. Arch. dép. Manche, 2 J 1004, 2e colonne, publ. dans Documents du XVe siècle aux Archives de la Manche, Catalogue de l’exposition des 1er-5 déc. 1998 et 4 janv.-2 avr. 1999, Saint-Lô, Archives dép. Manche, 1998, acte n° 10, p. 41.

[4] Cf. Gallia christiana, t. XI, Instrumenta.

[5] Beati Gillelmi Servaserii, en latin. L’abbé LECANU dit « le P. Guillaume Cervaisier » dans son Histoire du diocèse de Coutances et Avranches, tome I, Coutances, 1877, p. 450. Ce dernier y parle des Capucins, il s’agit en fait des Cordeliers.

[6] Cf. Arch. dioc. Coutances, arch. capitulaires, dispenses, Villedieu.

[7] Cf. Élie GUÉNÉ et P. LEBERRUYER, Tout sur le département de la Manche, Manche-Tourisme, Saint-Lô, 1987, p. 376.